25 mai 2007
love exposure - 1
Traitant tous deux d’amour, je présente ici un rapport
succint sur deux «phénomènes» love ; même si dissimulant chacun une
sous-pente charnue à tendance méditative poussée sur les classes sociales o_O
(et oui!)
Description officielle : Jardin d’amour s’inspire des
jardins à la française et convie le public à s’engager dans un surprenant
voyage. Dans le « jardin » – entre frondaisons, fontaines et bosquets - les
visiteurs découvriront un étrange ballet amoureux… Yinka Shonibare
MBE poursuit ici sa réflexion sur l’identité et l’histoire, au croisement
de ses deux cultures d’appartenance. (MBE pour Member of British Empire)
Outre l’erreur à mon sens – et pas qu’au mien – d’avoir
monté ce jardin en intérieur, cette expo est globalement bien décevante.
Content de s’être trouvé une raison pour passer – enfin – voir ce musée imaginé
et rêvé par notre ex (président), je pense que l’expo permanente vaudra son
pesant d'arachide la prochaine fois. Cette
fois-ci il s’agissait d’un labyrinthe artificiel que l’on aurait aimé trouver
romantique à souhaits, mais qui du fait de cette « en vase clos »
attitude, des résonances liées à la salle, du sol synthétique (linoléum ou pas loin du lino), des
lumières articifielles derrière les canisses qui couvraient
l’ensemble des chemins exigüs dans lesquels on croisait des enfants criants et
trébuchants… bref de ce fait, lorsqu’on trouvait un pseudo-hâvre de paix sur un
banc posé devant l’une des trois scènes reprises en 3D de tableaux de
Fragonard, on n’était pas comblé et la love attitude ne pouvait s’avérer paraître
au rendez-vous.
Il paraît que l’artiste juxtapose des images dès ses
débuts. Images du British Museum et appareils électroménagers et
« défie le spectateur de le situer dans l’un ou l’autre des
registres ». Pourquoi pas. Ici la seule originalité, outre le labyrinthe
couvert déjà mentionné et les têtes coupées des personnages (donc c’est
plus la seule effectivement J): les costumes que ces derniers portent : du wax
et des dessins nous évoquant mondialisation et capitalisme sur des tableaux
présentant une certaine idée (surement pas fausse) de la noblesse d’une époque
révolue (celle des privilèges). Ca alimente les réflexions. C’est pas mal, mais
le wax ne valait pas la visite. Une juxtaposition (encore!) de copies des
tableaux de Fragonard n’aurait pas été de trop comme me l’a fait remarquer une
âme avertie.
& Reprenant
les commentaires pros :
«Cette
installation souligne que la traite des esclaves favorisait l’insouciance, le
libertinage, la liberté d’esprit et l’opulence propres à l’aristocratie
française ; comme le dit l’artiste lui-même, désireux de faire réfléchir le
public, il y a toujours un prix pour le plaisir» : Je suis d’accord et
c’est mis en évidence
«Elle
établit aussi une relation sous-jacente entre le désir de maîtriser la nature,
qui s’exprime dans l’art du jardin au XVIIIe siècle» : je le cherche
encore
«Et
la volonté de civiliser les «sauvages» » : celle-là il faut aller
la chercher
«Elle
s’interroge enfin sur les conséquences actuelles du colonialisme, notamment
dans la diaspora» : Ca j’étais trop fatigué et trop close-minded
pour ne serait-ce que l’effleurer du cerveau
Commentaires
exactement
hum.. le jardin n'est pas là et pour sûr, ce jardin qui n'est pas là n'a rien de love. j'aime bien ton pot-pourri..
) avec le recul et les "socles" sur lesquels reposent les personnages grandeur nateur (mousse/feuilles etc..) ça me fait effectivement penser à un pot pourri, visuellement. Conceptuellement je n'irai juste pas jusque là quand même. Disons que je n'ai pas apprécié mais je ne suis pas capable de descendre pareil boulot.. biz a bient.













je retiens ce qui m'arrange, il y a toujours un prix à payer pour le plaisir!et ...la love attitude n'était pas au rendez-vous, c'est drole d'appeler cette expo comme cela,
jardin d'amour , on se demande où est le jardin, et où est l'amour? un pot pourri très british en somme chez cet artiste.d'après ce que tu en dis..slt.