28 mai 2007

love exposure - 2

lady

Voici la suite du précédent post sur deux «phénomènes» love, même si dissimulant chacun une sous-pente charnue à tendance méditative poussée sur les classes sociales, re- et OUI !! oO

Le Second : Lady Chatterley (et son homme des bois), film de Pascale Ferran selon H.D Lawrence

Description officielle : …… je sais plus. Suffit d’aller voir sur allociné..

Bien plus plaisant que le premier love exposure, quelle n’est pas notre surprise à la sortie de voir les +2h48 qui se s’affichent sur le téléphone qu’on rallume. Les toutes premières images sont belles parce que simples et bien filmées. Nous présentant des mises au point de l’objectif sur une goutte d’eau au premier plan dans un magnifique décor flou et forestier au second. (une équipe de déco était spécifique au tournage à l’automne : ce doit être pour ça !).

Les premiers dialogues sont là pour nous mettre devant l’évidence que le scénario n’est pas tout à fait débile mais qu’il veut nous finement nous amener à considérer le contexte dans lequel nous devrons situer l’histoire qui va suivre. Ceci en nous en laissant conter par d’anciens combattants anglais de 14/18 sur « comment peut-on courir sans tête ? » ou « mourir parce qu’on est resté trop longtemps sans soins après s’être fait arracher les deux pieds par une explosion » oO (heureusement le film ne traite pas de ce problème en profondeur) Film plutôt lent mais pas mou. Plutôt love mais pas mièvre. L’actrice Lady C. (qu’on appellera Constance) mérite les récompenses qu’elle a pu toucher. L’homme des bois (ou garde-chasse), qu’on n’appellera pas parce qu’il ne fait pas partie de la haute (et là se rejoignent les problématiques sur la société et ses classes : Cf. Jardin d’amour ci-dessous) fait preuve d’une belle « bourrue attitude » mais cache dans les premiers temps un humour bien à lui. Que je ne qualifierai pas (non, n’insistez-pas !) de « fin » ou « piquant » (voire truculant pour les adeptes…) mais juste.. bon ! Bon, en vérité je me demande si la réalisatrice avait placé ces quelques répliques énormes pour alléger une situation de « love » quasi-omni-permanente,  pour produire quelques bons éclats de rires dans les (petites) salles (où c’est passé). Toujours est-il qu’entre les scènes d’amour où on pouvait entendre deux mamies se sussurer « quoi !! il dort déjà là ??!! » après que l’homme ours eût honoré la dame en se reposant sur elle trop rapidement, deux fous rires avaient bien du mal à stopper au fond de la salle.

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25 mai 2007

love exposure - 1

jardin

Traitant tous deux d’amour, je présente ici un rapport succint sur deux «phénomènes» love ; même si dissimulant chacun une sous-pente charnue à tendance méditative poussée sur les classes sociales o_O (et oui!)

 Le Premier : Le jardin d’amour, Musée du quai Branly, par Yinka Shonibare (Londonien d’origine nigériane)

Description officielle : Jardin d’amour s’inspire des jardins à la française et convie le public à s’engager dans un surprenant voyage. Dans le « jardin » – entre frondaisons, fontaines et bosquets - les visiteurs découvriront un étrange ballet amoureux… Yinka Shonibare MBE poursuit ici sa réflexion sur l’identité et l’histoire, au croisement de ses deux cultures d’appartenance.  (MBE pour Member of British Empire)

Outre l’erreur à mon sens – et pas qu’au mien – d’avoir monté ce jardin en intérieur, cette expo est globalement bien décevante. Content de s’être trouvé une raison pour passer – enfin – voir ce musée imaginé et rêvé par notre ex (président), je pense que l’expo permanente vaudra son pesant d'arachide la prochaine fois. Cette fois-ci il s’agissait d’un labyrinthe artificiel que l’on aurait aimé trouver romantique à souhaits, mais qui du fait de cette « en vase clos » attitude, des résonances liées à la salle, du sol synthétique (linoléum ou pas loin du lino), des lumières articifielles derrière les canisses qui couvraient l’ensemble des chemins exigüs dans lesquels on croisait des enfants criants et trébuchants… bref de ce fait, lorsqu’on trouvait un pseudo-hâvre de paix sur un banc posé devant l’une des trois scènes reprises en 3D de tableaux de Fragonard, on n’était pas comblé et la love attitude ne pouvait s’avérer paraître au rendez-vous.

Il paraît que l’artiste juxtapose des images dès ses débuts. Images du British Museum et appareils électroménagers et « défie le spectateur de le situer dans l’un ou l’autre des registres ». Pourquoi pas. Ici la seule originalité, outre le labyrinthe couvert déjà mentionné et les têtes coupées des personnages (donc c’est plus la seule effectivement
J): les costumes que ces derniers portent : du wax et des dessins nous évoquant mondialisation et capitalisme sur des tableaux présentant une certaine idée (surement pas fausse) de la noblesse d’une époque révolue (celle des privilèges). Ca alimente les réflexions. C’est pas mal, mais le wax ne valait pas la visite. Une juxtaposition (encore!) de copies des tableaux de Fragonard n’aurait pas été de trop comme me l’a fait remarquer une âme avertie. 

& Reprenant les commentaires pros :

«Cette installation souligne que la traite des esclaves favorisait l’insouciance, le libertinage, la liberté d’esprit et l’opulence propres à l’aristocratie française ; comme le dit l’artiste lui-même, désireux de faire réfléchir le public, il y a toujours un prix pour le plaisir» : Je suis d’accord et c’est mis en évidence

«Elle établit aussi une relation sous-jacente entre le désir de maîtriser la nature, qui s’exprime dans l’art du jardin au XVIIIe siècle» : je le cherche encore

«Et la volonté de civiliser les «sauvages» » : celle-là il faut aller la chercher

«Elle s’interroge enfin sur les conséquences actuelles du colonialisme, notamment dans la diaspora» : Ca j’étais trop fatigué et trop close-minded pour ne serait-ce que l’effleurer du cerveau

Posté par unconditional à 17:54 - LOVE gallery - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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