04 mai 2007

Still Life

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Un article choppé sur Wikipédia relate quelques critiques encenseuses (par les vrais : les pros) décelant dans Still Life une ribambelle de qualités qu’on ne trouverait nulle part ailleurs. « .. travellings comme les tracés de pinceau d'un peintre… nostalgie, au dérarroi existentiel et social, impasses sentimentales. [...] Jia Zhangke est fraternel d'instinct avec les petites gens et laissés-pour-compte qui ont enregistré la chanson fétiche de leur passé comme sonnerie de portable ». Effectivement mais les laissés-pour-compte ont-ils le monopole de la nostalgie. I mean.. oui certaines scènes nous projettent du triste à la gueule : voir tous ces chinois en slip nous suffit pour être affligé. Pas parce qu’ils sont en slip : il faisait chaud. Mais parce que leurs slips ne sont ni des DIM kangourou (comme dans la pub avec le mec qui court sur la plage), ni le dernier boxer hype de chez H&M mais des bouts de tissus bleu-ciel informes qui leur arrivent au nombril. Le genre d’idée confirmée dès l’une des premières répliques du film : « quels connards ces pauvres » accompagné d’un rire gloussé général dans la salle.

Je veux dire là-dessous – parce que je vois bien que c’est pas clair ce que je raconte - que la larmoymance neurasthénique (c'est clair ça ? :) dans laquelle on veut nous faire couler dès les premiers instants de projection a provoqué chez moi, excepté sur quelques rares passages, une réaction contraire. Tendant à me faire penser comme dans les meilleurs sketches cyniques sur la pauvreté (Cf. Timsit) : « ils ont mauvais goût les pauvres.. avec leurs voitures de pauvres, et leurs habits de pauvres.. et maintenant leurs slips de pauvres » tellement c’était abusé. Même la pauvreté de l’esprit à laquelle on veut nous confronter lorsqu’au début du film on s’apitoye sur le cas de l’anti-héros qui passe pour un attardé qui se fait raquêter.. alors qu’en fait pas du tout.. si si il se fait bien raquêter, mais il a toutes ses facultés mentales le menteur.. le mineur (ben oui on est pauvre quand on est mineur) !! même cette pauvreté spirituelle, cette dèche de motivation là chez le bonhomme, ben non… pas réussi à la prendre au sérieux.

Un des passages qui m’a le plus choqué est une scène de travail sur une plate-forme de forage où on voit explicitement que le réalisateur a voulu filmer les chinois au travail. Dix chinois tapant sur des vis énormes déjà enfoncées et sur de gros tuyaus métalliques. J’avoue.. pour n’avoir pour l’instant pu hériter que d’une partie de la fibre bricolistique parternelle (mais je compte perséverer) que je ne sais pas trop à quoi rimait ce florilège de gestes bruyants. Les tambours du Bronx eureut été aussi efficaces et mieux synchronisés.

Et un ensemble de tableaux qui se succèdent sans liens entre chaque. Quelques soucoupes voltantes par-ci par là. Bon.. pourquoi pas. C’est toujours rigolo les soucoupes volantes au dessus du Yang Tsé Kiang..

Bref, on était deux. On n’a rien pané. Bon.. au moins moi :)

Lion d’Or à Venise sous la présidence de Deneuve, elle juge : « Tous les jurés ont été surpris par la qualité de ce film car il contient tout ce qui nous plait : la beauté de photo, la qualité de l'histoire, les personnages. Vraiment un film spécial ».

Oui il y a 2/3 beaux plans, un scénario qui pourrait tenir la route 66 et des personnages… un peu taciturnes. Mais on est quand même bien loin d’un In the mood for love, Yiyi, à la verticale de l’été (même si je ne me souviens plus si je l’ai vu) pour la qualité globale du film ou d’un Hero, tigre&dragon ou le Dolls japonais pour l’esthétisme pur et simple.

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16 mars 2007

De la poésie dans les dictons du Saint-Laurent

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Expressions québecoises débusquées deci-delà. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui c’est vendredi

J'ai un faible pour Grimpe pas dans les rideaux!.. c'est beaucoup trop imagé. Faudrait des rideaux vachement solides..

 

Kick,trippe,flasher : Béguin
Boboune : Faire la gueule  
Maudit fucké : Personne perdu,bizarre 
J'ai fourrer en masse hier! très vulgaire :o( : faire l'amour 
Se faire passer un sapin : Se faire rouler
Tarla, toton, épais, cave,twit : Idiot,con,imbécile
Pétard,pitoune : Belle fille,bien roulée
Yarck,Yeurk,ouache : Pouah,beurk
Grimpe pas dans les rideaux! : Ne t'énerve pas
Enfirouaper : Mener en bateau
Il a pété au fret : Il est mort subitement
Bibitte,bébête : Moustique

Faire marquer ça sur la glace : Acheter à crédit
Chanteur de pomme : Dragueur
Il pleut à boire debout : Il pleut à torrents
Cogner des clous : Tomber de sommeil
J'arrive dans l'trou! : j'ai un déficit monétaire
Au plus sacrant : Viens immédiatement
Avoir de l'eau dans cave : Porte un pantalon trop court
Péteux de broue : Vantard
C'est le bout d'la marde : C'est le comble
J'ai la chienne : Avoir peur
Scracher son char : Adîmer sa voiture
La semaine des quatres jeudi : Jamais
Les deux pieds dans même bottine : Être maladroit
C'est pas les gros chars : C'est pas impressionnant
Être mal enguelé : Des paroles grossières
Coucher sur la corde a linge : Avoir mal dormi ou pas du tout
Chanter une poignée de bêtises Lancer des injures
Jouer un coup de cochon : Jouer un sale tour
Un oeil qui se crisse de l'autre : Loucher
Ruine-babine : Harmonica
Manger de la misère : Être dans le malheur
Parler au travers de son chapeau : Parler à tort et à travers
Paqueter ses petits : Faire ses bagages
Partir sur la brosse : Commencer une cuite qui dure quelque jours
Jeunesser : (Mener la vie de célibataire) : NDLR : pour ma pomme, que je ne chante point

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14 mars 2007

Virtual Memorial

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Juste pour savoir que ça existe.. un lien sur la photo..
& merci de ne pas demander où j'ai été chercher ça : j'en sais rien.

L'important par rapport au dernier post étant de savoir que " J'adore les cacahuètes. Tu bois une biere et tu en as marre du gout. Alors tu manges des cacahuètes.Les cacahuètes c'est doux et salé, fort et tendre, comme une femme. Manger des cacahuètes, it's a really strong feeling.Et après tu as de nouveau envie de boire de la bière.Les cacahuètes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme". 

 

Posté par unconditional à 17:47 - Un autre regard - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2007

L'humilité de l'eau

Maudinette



O
n peut juger que c'est un trip perso : Effectivement c'est un trip perso.

    En général pour ce type d'exp..loit/périence, même vis-à-vis des sportifs qui m'ont l'air modestes, je me dis : "bon, il/elle a l'air de pas trop s' la raconter.. c'est bien.. bon (oui, j'arrête pas de dire bon), mais qu'est-ce-qu'on peut bien en avoir à f.. qu'il/elle soit dans des creux de 28 mètres au Cap Horn, planté sur une stalactite de 28 mètres sur l'Anapurna, dans une navette spatiale à hélices avec des pales de 28 mètres, en train de se battre avec Moby Dick, Cerbère et Rocky réunis en écoutant un remix de Moby par Dick.

    Bref, cette fois, je me suis quand même dit que si "oui" ce voyage contre le sens du vent était le bébé de mes soucis ben.. quand même elle était sacrément naturelle cette Maudinette. Et plutôt détendue.. du style à dire :

".. bon j'ai eu de petits problèmes.. j'ai dematé.. j'ai mis 10h à me faire un mât de fortune avec la bôme.. je commence un peu à fatiguer mais je dors que 3 fois 1/4 d'heure par nuit donc c'est peut-être pas étonnant.. et puis le temps n'est pas forcément au rendez-vous tout le temps.. j'ai traversé quelques petits cyclones et il fait 4 degrés dans ma cabine.. mais tout va bien.." et la Maudinette (oui je l'appelle Maudinette maintenant : c'est aussi ça quand on aime bien) de conclure succintement : ".. bon, disons juste que j'ai parfois un peu de mal à trouver du plaisir à me lever le matin.."


Quelques citations choisies (extraites d'interviews orales ou écrites)

"..J'ai vraiment eu peur de la mort. Je pensais que j'avais 25 ans, que je voulais faire plein de bébés, que c'était révoltant de mourir là..."
"… Si j'ai bien appris quelque chose en mer, c'est que l'homme est vraiment un être social. Seul, on se transforme en animal. "
"..Je ne vois pas la politique comme une lutte éternelle entre la gauche et la droite, mais plutôt comme une volonté de faire bouger les choses dans la cité.."
".. la liberté est à la fois belle et cruelle.. les conditions météo sont difficiles : 45 noeuds de vent 6 mètres de creux.."
" Quand on a passé le cap horn c'est le plus gros.. plus je remonterai plus je m'éloignerai du risque de collision avec les icebergs"
"la météo n'a pas été très favorable"
"J'ai pris le cap 300 au nord-ouest. J'avance à trois noeuds (6 km/h). Il y a un vent de 15 nds environ (30 km/h). C'est merveilleux, après tout le mal que je me suis donné. En plus, l'océan est inondé de rose sous le soleil couchant "

Et oui, c'était pour un coucher de soleil..

 

Posté par unconditional à 15:06 - Un autre regard - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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