16 mai 2007
la parisienne de base - part 2
Et qu’en
est-il de la
parisienne de base dont le second post s’est fait attendre tel un
passage en cabine au H&M des Halles un samedi après-midi. (Faut pas non
plus être barré au point de passer au H&M des Halles un samedi PM me
direz-vous : effectivement il ne s’agit bien là que d’un masochisme tout
emprunt de démence dépensière hebdomaire).
Qu’en
est-il donc d’elle ? S’est-elle encrassé ?? Certainement pas !! Elle
s’affaire à maintes choses, préparant pour l’été son sac et l’ornant des plus
belles parures dénichées ça et là ou simplement convoitées sur quelque blog fashion
de renom, ou transparues dans le dernier Cosmo,
Vogue ou juste Elle. (j’en passe et des meilleurs)(Et des moins bons)
Car non
contente de flâner : pas contente parce qu’une vague de froid s’abat sur
la capitale ces jours-ci -> elle ne flâne donc pas et ne peut dévoiler ses
plus courts atours (car l’été sera court (merci deedee) (jupes courtes,
robes courtes, shorty ..) et coloré). La parisienne - de base - commence
néanmoins à chiner pour l’été. Je n’ai pas encore les couleurs mais elles sont
ouvertes (ou rouges ou bleues): flashy, teintes écorchées ou non : du vif
du vif du vif. Tendances de tuniques vert métallisé aux jardins de bagatelle d’un
bleu élyséen. Mois d’août rouge cerise et juillet rose aux couleurs des
fleurs de ces mêmes fruitiers en version japonaise.
Pourrait-on
reprocher à la midinette (au sens large et non péjoratif) de manquer d’originalité dans
son approche vestimentaire ? C’est à juger au « cas par cas» (© Nico.S) m’asséneriez-vous.
Certes. Mais quand même : modèles historiques de Converse, leggings, ballerines,
marinières ou que sais-je.. du repris, retenté, rhabillé et anti-risqué. Bon on
aime si une différenciation est évoquée par la jeune femme via un détail qui
tue.. ou plus. Ou si émane d’elle une simplicité telle qu’elle surpasse les
époques et les jugements éventuels de ses contemporaines qui y retrouvent
théoriquement toujours à redire (en bien autant qu’en mal d’ailleurs). Sinon
tout compte fait la parisienne de base suit la mode de l’une des plus grandes
capitales européennes, erre sur l’asphalte de ces larges trottoirs du 6e à la
recherche d’une reconnaissance visuelle de ses pairs : mais si t’es comme
les autres : ta seule qualité sera de ne pas être (trop) has been
(extérieurement tout au moins)..
Que penser
donc de cette matière à discussion (et à penser) qui constitue (à 87%) la vie d’une
parisienne de base et qu’est .. la mode ? : Du bien, si elle lie à
son apparence une manière d’être, à un mouvement inspiré, un minimum d’originalité,
une classe inhérente (qu’elles se concèdent volontiers entre elles lorsqu’elles
le voient, sans préjugés). Ne pas faire que reproduire ce que l’on voit ou se
cacher derrière les tissus qui se vendent le plus et tremper ses pieds dans des
sandales argentées qui, si elles étaient vendues chez les disquaires, seraient disques
d’or depuis des semaines.
Je crois
que le vêtement pour la parisienne de base (et bon nombre de parisiens : oui:de base)
consitue, au sein de cette jolie petite capitale beaucoup trop chère : où des
apparts peuvent se vendre jusqu’à 27000 euros le mètre carré (le 81 Avenue
Victor Hugo est à vendre par lots depuis ce matin pour les intéressés..), l’un
des enjeus majeurs de notre temps.
Merci à
Francis et Miss Tic : l’artiste de rue si ce n’est le plus connu, du moins le
plus inspiré de notre coin.
12 mars 2007
La parisienne de base - part1

Une conversation de cette nuit
m'amène à évoquer un thème qui m'est cher et sur lequel j'ai dû promettre à un
certain nombre d'amis que j'écrirai un bouquin, un jour.. : La parisienne de
base.
C'est une conversation avec une jeune fille que je croisais pour la seconde fois, et dont, lors de notre première rencontre j'avais mis en exergue certains traits de personnalité relevant pour moi de la "parisienne de base". Ce sur quoi - évidemment ? - elle ne s'accordait pas pour un yuan : d'autant qu'elle n'était pas d'ici.
J'ai une bonne grosse tendance à
sortir des généralités et le concept de : parisienne de base, est la plus
exagérée de ces généralités. A ne surtout pas prendre au premier degré, comme
une manière de mettre toute une population dans le même sac : nous sommes tous
différents et tout est trop complexe pour être catégorisé sur cette planète,
c'est l'évidence même. Par ailleurs, la représentation d'une "parisienne
de base" n'est absolument pas là pour décrire qui que ce soit : aucune
fille n'aura toutes les caractéristiques que je pourrais lui affecter. Cette
généralisation correspond plutôt à une moyenne, un stéréotype, l'énumération
d'un certain nombre de "spécificités" qu'on peut très bien trouver
ailleurs que dans la capitale.. mais qu'on sent ici comme un peu plus produites
par l'environnement
Une fille du sud m'avait décrit
des harpies en furies qui déboulent dans les couloirs du métro le matin. Des
gens qui pestent contre d'autres qui ne sont pas d'ici et ne courent pas et qui
ont failli mourir vingt fois depuis le matin même. Les filles de province ou
d'ailleurs jurent quand elles arrivent ici (en ville) contre leurs talons-hauts
qui ne leur sied guère dans les corridors et ne permettent pas de garder
l'élégance de convenance quand il faut faire pression sur la foule à l'entrée
dans la rame : ça la parisienne sait le faire.
Les critères de la discussion de
la soirée d'hier portaient sur : la grande gueule, le fait de paraître très sûr
de soi, le vestimentaire bien entendu.. mais contrairement à ce qu'on peut
penser, c'est mineur dans cette liste présentant des "'tendances"
grossières.
Le point important que je voulais
mentionner ici est que cette jolie JF n'acceptais pas
"l'assimilation" au concept. A mon sens, énormément de gens (tout
autant les mecs) changent en arrivant ici. Font évoluer leurs goûts
vestimentaires parce qu'ils voient peut-être plus de choses, mais changent
aussi pas mal dans leur comportement, dans les rapports humains : Ils voient du
monde. Des rencontres de tous types (même du 3e).. c'est aussi ça Paris. Alors
même si la personnalité est la plupart du temps bien plus influente sur un être
que ce qu'elle aura acquis à vivre à un endroit, on ne peut pas nier changer au
contact d'un environnement.
Et j'ai finalement compris ce qui
déplaisait à cette fille dans la comparaison : l'image qu'elle se faisait de la
parisienne "de base" ne comportait aucun aspect positif :
superficielle, fashion.. ce n'est pas son cas mais je sais que beaucoup voient même
plus généralement le parisien comme quelqu'un d'égocentrique, à voir comme il
est individualiste au moment de l'arrachage du quotidien gratuit du matin..
La comparaison que j'avais proposé à cette fille n'était à mon sens absolument pas négative : il y avait des aspects "fashion", une apparente superficialité peut-être justement liée à ça mais la plupart de celles que j'avais connues savaient ce qu'elles étaient. Celles auxquelles je pense quand je veux établir un portrait de la "parisienne de base", sont excessivement intelligentes, ont même l'esprit très vif. Elles savent qu'elles sont cost-expensivo-let's-buy-a-new-bag-Addict, mais elles ne sont à peu près jamais dupes. Elles déploient de temps en temps leur grande gueule mais contrairement à d'autres qui l'auront eu à la naissance et n'en feront que du mal, quelques-unes se le sont imposé parce qu'il fallait se blinder contre un certain nombre de cons. Quand au côté "froid" qui, m'a-t-on dit récemment, serait peut-être plus une spécificité française que parisienne.. quand je découvre de nouvelles capitales européennes, je ne peux que déplorer ce que certains mecs bourrins, agressifs, omniprésents et souvent en surnombre, ont fait des filles qui vivent avec nous à force de pressoion, brimades et touchage de cul 8 fois par jour dans les transports ou dans la rue. Je le déplore franchement parce qu'il n'y a qu'ici qu'on connaît ça. La parisienne de base dispose de tout un tas de caractéristiques : drôle, excentrique, saoulante, barrée, blanche, turque, Noémie Lenoir, parfois insupportable mais elle est vivante, rarement idiote et souvent toute aussi belle que forte, même si tout ça dissimule parfois un chouill de manque de confiance en soi.
22 février 2007
Gros Lot Quotidien
Vue du crépuscule - 9 février 2007 - Près du centre-commercial de Saint-Quentin-en-Yvelines
Le lieu de travail. Le
vaste débat. On se pose toujours des questions à parler avec des citadins de
province qui nous sortent : J'ai eu des bouchons.. j'ai mis 20 minutes pour
venir ce matin.. et nous de leur répondre : "ben.. moi j'ai pas de voiture..
ça ne sert à rien à Paris.. et c'est plus écolo" ("..et je mets 50
minutes min aller au boulot..").
Pour pas mal de gens, la situation
géographique du lieu de travail détermine si la proposition de poste était
intéressante.. ou pas.. " ben finalement c'était pas si bien que ça.. et
puis c'était loin".. pour les consultants ça peut déterminer le secteur
d'activité : "ah.. moi ce qui m'intéresse c'est plutôt
banque/assurance.." : Tu m'Elthones tant John !! Tous les sièges de banques sont
dans le 8e, et au pire tu pousses à La Défense pour l'audit.. alors que tous
les trucs un chouill' techniques sont à Vélizy, Issy ou
Saint-Quentin-en-Yvelines dont on peut voir une jolie photo (février 2007)
ci-en-haut.
Il y a ceux qui supportent les trajets long en train, ceux qui
supportent même les trajets aussi longs en métro (avec 36 correspondances),
ceux qui trouvent un boulot dans le 13e et qui habitent dans le 13e et
finalement ceux - les plus rares - qui se font embaucher en banlieue et vont
habiter à proximité .. ça à part des banlieusards de souche (ça c'est pour ma pomme mais j'ai été contre la force centrifuge).. Je crois qu'au final
tout le monde s'habitue et priorise. Et ceux qui ont des racines ailleurs
finissent souvent par dériver hors de l'Ile-de-France, retrouver une qualité de
vie qu'ils avaient oubliée. Pas mal d'entre nous aussi pourraient viser
l'étranger sans problème, s'ils voyaient une bonne raison d'y céder. Tenter Baden-Baden.. Strasbourg.. Londres.. ;)
17 février 2007
Saint-20lentin

Aujourd'hui, le pourquoi j'aime aussi 20 minutes : pour les
500 messages "d'amour" de particulier à particulier qu'ils éditent le
jour de la saint-Valentin dans un dossier spécial. Pour ceux qui n'auraient pas
lu ou eu le temps de tout lire, voici quelques extraits :
Le charcutier qui va droit au but
Mon boudin,
Sans cette histoire de chipolatas, nous n'en serions pas là
toi et moi, à nous bâfrer comme des gorets, à manger, manger..
Ta saucisse
Le psy possessif qui comprend la psychologie féminine
Chantal
T'es pas mannequin.. T'es un peu enveloppée.. Mais tous tes
défauts deviennent zéro car tu es mienne et je t'aime
Antoine
L'acteur X
Ma chérie,
ce soir pour toi, pas de bouquet de fleur mais ma sucette à
la viande... xxxBisousxxx. Je t'aime (ndx : c'est toujours ça..)
Ton amour (ndx :
..et ça ne doute de rien..)
L'artiste sans qui la femme est moche
Martine,
Tu es comme une peinture sur toile, tu as besoin d'être
caressée au pinceau, d'être regardée avec attention et d'être aimée pour être
belle (ndx : ???)
Robert
Le.. non rien.. juste : Baillonez-le...
Angélique et Guigui
O! Angélique ! Ange Alcolik ! O ! Guigui ! Reine de mé nui,
dan mé songes obscurs, dressés tel dé épidcure ! Fuiyé, ou o choi, bailloné moi
!
Axmel
La poète
Mon Geekounet
L'amour a branché en réseau nos deux PC.. Pas d'USB ni de
wi-fi entre nous c'est pour la vie ! Et si on se codait un amour d'éternité ?
Ta copine de Geek
Le
politicien qui ratisse large
Mon Ange,
De gauche à droite, du centre aux extrémités, c'est toujours
toi la plus belle
Ton bébé d'amour
L'ORL sympa
Mon Filoubisous
Quand je te dis " je te donnerai le monde entier",
tu comprends "je te donnerai mon dentier". Même avec un conduit
auditif tordu, je t'm
Gnocchy
L'auteur claustro
Mon Lapin
Si mon doigt était un stylo, la mer mon encre, le ciel mon
papier, j'aurais pas assez de place pour te dire comment je t'aime.
Ton chéri
La Schtroumpfette (il n'y en avait qu'une..)
Mon Schtroumpf
Notre amour est aussi beau que le bleu de notre peau. Notre
bonheur est bien plus grand que notre village. Et même Gargamel n'y pourra rien
!
Ta Schtroumpfette
Le poète..
Karim,
J'aime ton gros bide et ton haleine fétide, j'aime tes
nichons gras comme du saucisson
Benjamin
Le psy sur-le-départ...
Dally
Jalouse, insatisfaite, pour un regard.. Tout est prétexte à
une dispute. Je sais que si tu m'aimes si mal, c'est que tu m'aimes trop.
Liv3 wire (ton futur ex)
La mômeMarcel Thomas
Le quotidien et les enfants nous éloignent trop souvent.
Mais je ne regrette rien : Je t'aimeEdith Klev
L'esthéticien qui aurait pu être romancier
Lisa
Si un poil pouvait dire je t'aime, je t'offrirais mon cul
Paco
Le romancier qui aurait pu être esthéticien
A Etienne..
Si chaque lettre était un baiser, j'aimerais t'écrire un
roman..
La
A la guerre comme à la guerre
Brad Pitt
Veux-tu m'épouser ???
Un canon
Le consultant en immobili... sme
Marie
Cette année, mon cœur a chaviré. J'ai toujours voulu te le
dire, ou tout du moins te l'écrire, mon cœur était à toi..
Yo
13 février 2007
Mode Automne-Hiver 2006/2007
Toute parée de frou-frous,
la femme cet hiver ne sera pas peu cavalière. Une coque verte ou bleu nuit, des
cuissardes tachetées, un short ou une jupe à carreaux. La femme est naturelle,
ouverte aux grands espaces. Hors des sentiers battus, on la voit dans les
champs rabattus par le vent. Mais des bottes, surtout des bottes aux bottines
de toutes confessions. Celle qui n'a pas ses cinq paires de bottes cet hiver,
fines, longues, pointues ou non, aux talons aiguillant les regards masculins,
ou des bottes molles, flasques, laides, d'un ultime mauvais goût.. peu importe
quelquepart.. oui cette femme là ne sera pas.
20 janvier 2007
Paris c'est près d'Ici
Un matin à Paris c'est :
FranceQuch,OuiFM,leMouv,FG,Voltage,NRJ,ChanteFrance, pire pour certain(e)s voire Nova mais plutôt FIP même si ça rendort. Une douche au petit marseillais, mais plutôt
version pain à cause des habitudes prises par.. le passé. Plusieurs arômes
possibles, pêche, abricot et pamplemousse mais souvent du thé vert. Plus que ça
partout. Un café sur le pouce, un bout de brioche sur l'index, un yahourt sur
l'annulaire, un verre de jus d'orange sur l'auriculaire.
Vous remarquerez qu'on
garde toujours le majeur pour dire bonjour à nos potes les usagers du métro.
C'est un peu plus tard une course contre la montre, même en avance, et même
sans montre : on est parisien, on a des jambes qui marchent bien et on est
toujours contre quelquechose.. entrée dans la station (aérienne quand on se
fait plaisir).. une traversée en diagonale mal assurée de l'escalier et un
heurt avec un gros quinqua qui se force dans le coup d'épaule (mais en même
temps ils bloquaient toute la largeur de l'escalier ces cons qui ne prennent
pas le métro dans le bon sens.. cons de loosers.
Une insulte qu'on se prend
dans le nez : "Vous êtes Miro ou quoi ??!!" Comme les efforts pour
répondre sont partis répondre ailleurs et que la répartie pour sortir une
connerie en rapport avec la peinture s'est dissipée, vous le poussez carrément
en sortant un "ouais c'est ça casse toi".. il aura pas bougé avec ses
rondelettes formes de 40 kg en excès vous poussant au respect .. en fait non..
vous poussant tout court..mais au moins il ne vous rattrapera pas non plus et
vous repartirez avec l'honneur du serveur de troquet en gilet noir qui détruit
verbalement l'anglais lui demandant ce qu'il y a dans un pot-au-feu. (Je
remarque brusquement qu'il est plus facile d'articuler par écrit quand on a une
bouche qui s'exclut elle-même du mouvement par jour de grand froid).
A Montparnasse une pile de 20 minutes apportée par le fermier du vingt minutes et toutes les poules qui s'agglutinent.. et quand un assistant au fermier qu'on croyait piailler aussi reprend une sous-pile pour la jeter nonchalamment sur le banc devant vous pour VOUS d'abord et les autres ensuite, on jubile avec le précieux papelard dans la main : on aura l'horoscope ce matin
14 janvier 2007
Première sans les critiques
Première photo de Paris style Canon ixus 65 - y aura toujours moins de pub que dans le dernier J.Bond - offert à Noël (merci encore aux nombreux contributeurs sur ce projet, vous avez piloté un achat de grande envergure dans des délais extrêmement tendus. Bravo pour ce respect du TTM, ce sera encore plus tendu la prochaine fois - parce que les cadeaux on s'y prend de plus en plus tard avec l'âge - mais je ne doute pas que vous serez encore au RDV). Merci d'apprécier l'effet essuie-glaces. Et une pinte au premier qui trouve le lieu. (merci d'éviter les poissonneries)













